Le Parti du Travail apporte tout son soutien aux grévistes du parascolaire dans leur lutte pour l’amélioration de la prise en charge des enfants et l’amélioration de leurs conditions salariales. Il demande également que des négociations avec les syndicats soient ouvertes au plus vite pour répondre aux demandes urgentes et nécessaires du personnel.
Le personnel du GIAP (Groupement Intercommunale pour l’Animation Parascolaire) a fait grève les 5 et 8 mai, refait grève ce jeudi 21 mai et a déposé un préavis de grève pour le 2 juin. Il demande l’amélioration des conditions de prise en charge des enfants ainsi que des améliorations de leurs conditions de travail et de leurs conditions salariales.
Les conditions salariales n’ont pas été réévaluées depuis 1991, soit 35 ans. Cela est inacceptable au vu de la complexification du travail du personnel de terrain du GIAP. En effet, aujourd’hui plus de 30’000 enfants, soit 80% des enfants scolarisés dans le canton sont inscrits au GIAP. Ce chiffre est en tendance à la hausse. La charge de travail du personnel de terrain a grandement augmenté, mais la considération pour le personnel du comité du GIAP n’a pas bougé. Continuer aujourd’hui à considérer le salaire du GIAP comme un simple salaire d’appoint, dans un secteur majoritairement féminin, est un acte profondément sexiste, freinant la lutte pour l’égalité des genres.
Le personnel du GIAP demande en outre une augmentation du taux de travail, un meilleur accès à la formation continue, plus de personnel sur le terrain ainsi que des réunions régulières avec le corps enseignant du DIP. Ceci afin de garantir la mission principale du GIAP qui est d’assurer l’intégrité physique, psychique et affective des enfants dont le personnel a la charge. Toutes ces demandes sont non seulement légitimes, mais aussi nécessaires. Remplir cette mission est rendu précaire par les piètres conditions de travail actuellement en vigueur et le manque d’investissement des communes pour une accueil parascolaire de qualité.
Le Parti du Travail tient à pointer du doigt que cinq membres du comité du GIAP sont issus du PS et des Vert-e-s, notamment Mme Marjorie de Chastonnay, Mme Christina Kitsos et M Alfonso Gomez. Le Parti du Travail les appelle prendre leur responsabilité d’élus prétendant défendre une politique solidaire et d’entamer des négociations urgentes avec les syndicats.

